Mexico, primera vez.

Pas exactement à l’endroit espéré, pas vraiment comme mes rêves et désires le souhaitaient, mais baste, me voilà sur le continent américain ! Après un long moment passé à Opua, ville portuaire de Nouvelle-Zélande, à côtoyer les marins, préparer et naviguer des bateaux,…, je me suis vite rendu compte que mon ambition de traverser le pacifique via le cap Horn était hors de ma portée. Trop peu d’expérience, trop peu de navire en partance et surtout trop dangereux malgré ma témérité. Du coup, le vol le moins chère que j’ai trouvé ma conduit au Mexique et voici dans les grandes lignes mes premiers moments en Amérique latine.

 


 
 

Comme à mon habitude, les grandes villes me rebutant, je ne m’éternise pas dans la capitale. A la recherche d’un spot pour faire du stop, je me retrouve aux frontières de Mexico au bord d’une autoroute 5 voies, un mauvais choix stratégique certes, mais qui me permettra de trouver un bus à bas prix pour la région de Oaxaca. Qui plus est, dans ce dernier, je ferais la rencontre d’un couple d’artisan argento/mexicain et malgré le fait qu’ils ne parlent pas un mot d’anglais, des pacotilles pour moi en espagnol, nous passerons une semaine au bord d’une plage magnifique à faire de l’artisanat.

 

 

 

 

 
 

Je me souviens encore d’un conseil d’une autostoppeuse Allemande en NZ : ‘’Si tu vas au Mexique, ne rates surtout pas le Rainbow gathering (sorte de festival hippie).’’ Du coup, direction Palenque où se déroulent l’événement, le tout en compagnie de 2 potes colombiens. Après quelques haltes à San Cristobal et Agua Azul, nous arrivâmes là-bas à 7, tous un peu sceptique de ce qu’on allait trouver sur place et ma surprise fut tellement énorme que j’y suis resté quasiment 15 jours avec Nestor, un des colombiens.

 

 

 

 

 

 
 

Dès notre arrivée, mec la bite à l’air, hippies en veut tu en voilà et petite intronisation aux principes de ce rassemblement pas comme les autres :

‘’Salut, mes frères et sœurs, bienvenu dans la famille Rainbow, ici, rien ne s’achète, tout se donne ou s’échange ! Tous les jours nous avons besoin de mains pour la cuisine, de bras pour creuser les toilettes, de musiciens pour le bonheur de chacun ou n’importe lequel de vos talents à instruire aux autres ! Mais quoi qu’il arrive, tous autant que vous êtes, partagez votre amour.’’

 

 
 

Cela fait un peu utopiste sur le papier mais dans la réalité, ça marche plutôt bien, tout le monde est joyeux, souriant, aimant, aimable, généreux, beaux en somme ! Les conversations sont dans un mixte de toutes les langues, chacun apprend à l’autre ce qu’il peut, jonglages, yoga, musique, langes, construction,… . Contrairement à ce que je pensais, y’a pas que des hippies ! Squatteurs, voyageurs côtoyant les locaux curieux, touristes et compagnie, bref une sorte d’Eurodisney pour altermondialistes heureux.

Il y a tellement de choses et d’expérience à raconter sur ce paradis, en l’occurrence deux m’ont particulièrement plu :

– La philosophie attachée au lieu, en gros rendre le magnifique terrain qui nous a été prêté, meilleur qu’a notre arrivé. Avec 2000 personnes, comment est ce possible ? Simplement avec quelques consignes (couvrir son caca, maîtriser et gérer ses propres déchets, absence de produits dans la rivière,…), la bien séance de tous et l’idée deviens réalité.

– Tous les repas, aussi, étaient magiques, non pas de part le menu végétalien toujours bon, ni par la capacité à faire à manger 2000 âmes trois fois par jour (seulement à l’aide de quelques donations) mais simplement la cérémonie précédent le service. Tous unis, main dans la main, en cercle, à chantonner des paroles pleines de joie dans des langues diverses, faire des silences pour écouter certaines requêtes de frères et entonner un ohm, une sorte de son venant de l’intérieur qui fait vibrer les alentours.

J’en oublie les cris de ralliement avant bouffe, les câlins à longueur de journée, les belles rencontres (nombreuses mais une spéciale dédicace à Guillaume de Verrières en forez), les grosses sessions musicales, mon 25 décembre à creuser des chiottes sous acides, les ateliers cirque, mes journées passées à poil, le sauna amérindien,…

 

 

 
 

Bref, tout cela m’a donné une grande bouffé d’oxygène et m’a permis de recharger les batteries au maximum avant de reprendre la route direction Guatemala.

 
 

Comments ( 7 )

  1. ReplyLouise

    Ca fait du bien d'avoir des news ! Fais gaffe, tu vas finir complètement perché :wink: Prends soin de toi ! Bisous de nous 4 :-P

  2. ReplyLouise

    PS : tes photos font rêver !!!

  3. Replytristan

    c cool. profite, et tes photos sont très belles.

  4. ReplyNini

    Cela fait plaisir d'avoir de tes nouvelles biens que j'en ais un peu via les habitants de champdieu . Je vois que ton voyage inférieur se passe bien , vie ta vie et profites en un Max , biz 8)

  5. ReplyNini

    Je veux dire voyage intérieur et non inférieur :-D

  6. Replycrocket

    T'as pas des feuilles, t'as pas des clopes. Babloche de merde, ça faisait vraiment longtemps qu'on t'avait pas vu, et ben franchement, le hippisme dans les PMU c'est quand mêmes plus fun que tes conneries.

  7. Replysam et la famille

    Ola mick, ça fait vraiment plaisir d'avoir des nouvelles aussi joyeuses! Peace!

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