Rishikesh Byebye Bullet

Moins de 12h de réflexion, une nuit en gros, c’est le temps qu’il m’aura fallut pour me décider, pas mal d’années à se dire pourquoi pas ! Mais où ? Et quoi ? Marquer son corps de façon indélébile est un choix longuement réfléchis et pourtant après y avoir réfléchis longtemps, jamais rien . En une soirée, j’ai rarement été aussi convaincu, souvent je répétais « gravé en moi », c’est clair ! Cette bécane je l’ai dans les tripes (raison principale de l’emplacement), mais comment la représenter ? Simplement en reprenant le slogan : « AA GAYA MAZA » qui signifie littéralement en Hindi « le plaisir arrive », en gros « prends du plaisir » (2ème raison, je trouvais cela drôle et ça fait aussi marrer les indiens), l’écriture indienne me paraissant obligatoire bien entendu. Voici les explications du tatoo, mais sinon depuis Dharamsala… Le retour des routes droites, encore des nuits dehors mais beaucoup moins classe qu’au Laddakh, des traversées en tracteur à cause d’inondations provoquées par la mousson et surtout mon 1er controle de police 😕

 

Une longue hésitation mais je m’arrête malgré tout, après avoir évité de justesse le flic au milieu de la route et son sifflet, je commence à sortir le passeport moteur allumé, il me demande de l’éteindre, je proteste, il me l’ordonne, je m’exécute, puis à ce moment il me réclame la totale dans un anglais que je fais mine de ne pas comprendre. Vu son insistance pour me faire décharger mon sac (mes papiers sont censés s’y trouvé), je mets toutes mes affaires hors de la Bullet, lui explique que j’ai une assurance française et que les documents sont seulement sur internet, mais par contre j’ai la carte grise du véhicule (parchemin illisible) et mon permis de conduire (mais pas celui pour la moto). 10 minutes de vérification avec ses collègues, pas un mot, puis vidage complet des affaires, je commence à transpirer puis me dit que j’ai 6 mois de prison indienne dans les poches, je rigole des quelques confettis cachés qui tombent, les prends en photo, j’essaie de les détendre et moi par la même occasion. Ils se mettent à rire, je les achève avec mon aa gaya maza sur le bide, là avec un grand sourire, le chef me remets mes papiers suivit d’un « perfect, good road ». Parfait ! Direction Derha dun pour retrouver Aaschich, Majid et leurs potes.

Derha dun est une grosse ville bien dégueulasse sans charme, mais je passe 3/4 jours tranquilles pour me reposer, laver tout mon linge, réparer la bécane avant de la vendre et vivre parmi de jeunes étudiants en Inde (leur point de vue, vision du futur,… dans la conclusion du pays). L’enfer que de circuler dans ces rues embouteillées, même en mode GTA c’est long, heureusement j’avais toujours un collègue indien pour me guider (pareil description du trafic en dernier article), Hugo me rejoindra dans cette monstruosité, tous les deux nous rejoignons Rishikesh pour me séparer de ma moto. Eh oui ! Toutes les bonnes choses ont une fin, après 2 mois et quasi 4000 km de route ensemble, je quitte celle qui m’a donné des moments inoubliables (joie, fierté, galère, surpassement,…) ça sent la fin de l’inde !

Connu de part les Beattles, Rishikesh est une ville sacrée de l’Inde, traversée par le gange (dans lequel je me baigne), la cité est envahi de temple et de cours de yoga, si tu n’es pas venu en pèlerinage, que tu ne pratique pas la gymnastique de hippies et que tu n’as pas d’engins à vendre, alors passe ton chemin, c’est naze ! J’y ai quand même découvert Ma divinité Hindou, parmi plus de 300 dieux en Inde et dans cette contrée de Shiva (destructeur), Hanuman m’est apparu, « les singes pleurent sur les autres, jamais sur eux-memes ».

Royal Enfield Bullet modèle 1982 vendu (triste, j’ai versé ma larme), direction Calcutta en train, 32 heures, pour ensuite rallier les Sundarbands en bateau, iles au sud de la ville de mére théressa, histoire de passer une semaine parmi les animaux avant de débarquer en Thailande vers le 20 septembre et changer complètement d’atmosphère. Je ferais une conclusion de l’inde un peu plus tard, mais en gros, c’est un peuple que j’ai pas toujours compris, que j’ai beaucoup aimé et que je reviendrais voir à coup sure.

 

 

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Comments ( 0 )

  1. ReplyCharles

    Bravo pour ce super article :wink: J'ai eu l'impression de vivre ton contrôle. C'est vrai que Rishikesh, pas grand chose à faire. J'y ai vu un mec se faire avaler par le Gange... on ne l'a jamais vu remonter.

  2. Replyrogal

    Comme toujours un super recit, de belles photos, de l'aventure. aa gaya maza. profite mec.

  3. ReplyYVONNE

    bonsoir Mick maintenant tu rêve de ta bulette , t'inquiète avec Denise nous allons la scrapper , elle m'en parlait la dernière fois- cette dernière photo de cette moto va faire l'affaire.......Denise aussi est allée plusieurs fois à Calcutta - humanitaire - elle adore l'Inde. je vais passer un bon week end maintenant que j'ai lu ton message - tu te fais arréter par la police tu ris jaune et en plus tu fais la photo - moi je pleure , ils prennent pitié de moi quelle famille......... biz de nous deux : :

  4. ReplyCourt denise montbrison

    Salut Mikael J'espère que tu prendras autant de plaisir que moi dans les Sundarbands . J'y ai passée 3 semaines a silloner les villages sur les bateaux hopitals de Mr Dominique Lapierre .C'est une région parmis les plus défavorisée du monde avec sa cohortes de misères, mais les habitants de ces contrées éloignées et dépourvues de tout ont beaucoup de leçons a nous donner. Merci pour ces si belles photos qui me rappellent tant de bonheurs et de belles rencontres. Calcutta une ville super polluée mais d'une grande richesse humaine et culturelle A bientot pour d'autres aventures Denise

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